Carte blanche à Émile Parisien

Le bouquet final

Dimanche 31 mars
à la Cité du Vin, Bordeaux

Le concert

Le dimanche 31 mars, soirée de clôture de cette édition Hear Palmer… C’est au tour de l’Auditorium de la Cité du Vin d’accueillir Émile Parisien, le parrain de l’édition. Place cette fois à une formation détonnante et inédite, puisqu’Emile s’entourera de Jeff Ballard et Henri Texier, avec lesquels il montera sur scène pour la première fois.  Ils seront accompagnés également du guitariste Manu Codjia, pour une soirée où les artistes seront invités à improviser ensemble, mêlant leur style et leur créativité afin de faire résonner les dernières notes de cette édition encore une fois particulière.

Lieu désormais emblématique à Bordeaux, la Cité du Vin contribue au rayonnement de vignoble bordelais et à la diffusion de sa culture. Une belle scène pour conclure ce Hear Palmer – 10ème édition.

Quelques mots sur les artistes…

Henri Texier

Henri Texier, parisien de naissance, s’est rapidement initié à la contrebasse et à la pratique du jazz de façon autodidacte. Passionné, c’est grâce au batteur Daniel Humair qu’il a baigné dans les clubs de Paris où il a côtoyé toute une génération d’improvisateurs prestigieux. C’est vers ses 20 ans qu’il a commencé à parcourir le monde, avec notamment Phil Woods, qui l’a engagé pour former sa European Rythm Machine, formation avec laquelle il a participé au Newport Jazz Festival (États-Unis). Suite à cela, débute pour Texier une période d’éclectisme et d’expérimentation, où il s’essaye à de nouveaux horizons musicaux en créant entre autre, le groupe de chanson folk-rock Total Issue. En 1975, il produit ses premiers albums solos. Au fil de ses rencontres, il crée le Transatlantik Quartet aux côtés de Jacques Mahieu à la batterie et Louis Sclavis à la clarinette. De même que l’Azur Quartet, le Sonjal Septet, ainsi que son trio avec Romano-Sclavis-Texier. Il est de ces musiciens-compositeurs qui jouent de la musique de jazz depuis toujours et qui, de par sa sensibilité artistique, et sa capacité à fédérer les énergies créatives, a la chance de ne pas être prisonnier d’un seul univers. Tout au long de sa prestigieuse et internationale carrière, il a éprouvé le besoin d’aller à la rencontre de nombreuses autres expressions artistiques telles que le théâtre, la télévision ou même la pyrotechnie.

«Henri Texier a toujours réussi ce tour de force d’acoquiner les recherches les plus neuves aux expressions les plus populaires. C’est que Henri Texier ne suit pas les modes et les courants de son temps : il est de ceux qui créent les courants.»

Francis Marmande – Le Monde

Jeff Ballard

Jeff Ballard, d’origine californienne, a découvert la pratique du jazz grâce à son père, et la batterie au cours de ses années lycées. C’est de son enfance que vient l’influence des tambours brésiliens, du Reggae ou encore de la musique afrocubaine, avec une sensibilité particulière pour le jazz. Il s’est vite fait repérer, et une opportunité unique s’est offerte à lui: en 1980 il est recruté par la personne qui deviendra alors son mentor,  Ray Charles avec lequel il a parcouru le monde pendant près de 3 ans. Jeff a commencé à se faire connaître au début des années 1990, auprès de musiciens comme le saxophoniste Mark Turner ou le bassiste Avishai Cohen. Suite à une série de collaborations, notamment avec Bobby Hutcherson, Lou Donaldson ou encore Danilo Perez, il devient partenaire du jeune talent Chick Corea en 1999. Il est co-leader du trio Fly, accompagné du saxophoniste Mark Turner et Larry Grenadier à la contrebasse, sans doute le plus singulier et passionnant des projets musicaux dans lesquels il s’est engagé depuis 10 ans maintenant. Encore très actif sur la scène musicale, il a sorti un album le 25 janvier 2019, Fairgrounds. Jeff Ballard est un fabuleux batteur, l’un des plus passionnants et inventifs qui soient de part sa technicité et son jeu de main extrêmement vif.

Manu Codjia

Manu Codjia, né en 1975 à Chaumont, est initié à la musique par sa grand-mère. Il entre dès son plus jeune âge à l’école de musique de Chaumont où il découvre le jazz. À sa majorité,  il est reçu au Conservatoire de Paris où il bénéficie de l’enseignement de François Jeanneau, Daniel Humair ou encore François Théberge. Il obtient un premier prix à la fin de ses études et est alors rapidement sollicité par de nombreux artistes comme Erik Truffaz ou Henri Texier. Son premier album Songlines est composé par lui même pour le label Bee Jazz au côté de Daniel Humair et François Moutin. Il obtient par ailleurs le Django d’Or de la guitare en 2007 grâce à cet album et est nominé aux victoires du jazz. Aujourd’hui, il joue aux côtés d’Émile Parisien dans le Sfumato et le File Under Zawinul ainsi que dans le trio de Géraldine Laurent Looking for Parker. Il a également fondé un trio régulier avec Jérôme Regard et Philippe Garcia avec qui il enregistre son deuxième disque Manu Codjia puis le troisième trio en 2010 COVERS dédié à des reprises de chanson pop (Bob Marley, Michael Jackson). Manu Codjia a une capacité à écouter les autres et à s’approprier leur style, qui en fait un musicien et guitariste hors pairs.

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